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Un communiqué avant les fêtes de fin d’année qui a été rédigé ce jour par le Dr Jacob Vestling, directeur Médical de l’Association

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Nous sommes très nombreux à appréhender les risques inhérents à la Covid 19 lors des fêtes de fin d’année et la survenue d’une troisième vague épidémique courant janvier-février 2021.

Pour la responsable du service d’infectiologie de l’hôpital Erasme, Frédérique Jacobs les fêtes de fin d’année sont « un très gros risque d’avoir une explosion de cas de coronavirus ».
Pour Jean Castex les fêtes de fin d’année seront « des usines à coronavirus ».

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé les Vingt-Sept à ne pas trop vite relâcher leurs efforts au risque de déclencher sinon une troisième vague épidémique après Noël.

Ce risque épidémique s’explique par le fait que des gens de générations différentes seront dans des lieux clos de manière très rapprochée, pendant de nombreuses heures. Ces personnes vont manger et boire, et par définition, ne vont pas porter le masque. Ces personnes-là vont ensuite fêter la nouvelle année une semaine plus tard avec des amis qui sont différents, mais en pleine période où ils seront contaminants.

Des simulations ont été faites, en voici quelques exemples : Vous avez des amis à Lyon dans le Rhône ? Un dîner avec eux en ce moment représente 65% de risque qu’il y en ait un atteint de la Covid. Vous voulez savoir où ce serait le mieux ? En ce moment c’est en Charente-Maritime où, on redescend à 14%. Mais si vous passez à 25 personnes dans une soirée parisienne, là ce sera 65%. Et si on invite 50 personnes en Savoie c’est +99% de risque d’avoir "un covidé" dans la soirée.

Je ne partage pas l’extrémisme de la ministre belge de l’Intérieur, Annelies Verlinden pour qui « Si nécessaire, la police sonnera aux portes à Noël ».
Je partage plutôt l’avis de Maria Van Kerkhove, chargée de la gestion de la pandémie à l’OMS qui reconnaît qu’il est difficile d’être éloigné de ses proches en période de fêtes, mais recommande d’éviter les réunions de famille. Dans son message elle dit : "C’est incroyablement difficile parce que, particulièrement pendant la période des fêtes, nous voulons vraiment être avec notre famille. Mais dans certains cas, ne pas avoir de réunion de famille est l’option la plus sûre". Cela s’applique bien sûr aux fêtes de la Saint Sylvestre.

Si malgré tout vous prévoyez des réunions lors de fêtes de fin d’année, plusieurs précautions s’imposent :

1) Il est recommandé par les infectiologues dont Christian Rabaud, infectiologue au CHRU de Nancy, d’être six à table et pas plus. Il demande de se calquer sur le protocole sanitaire en vigueur dans les restaurants avant leur fermeture en encourageant au maximum la distance entre chaque invité. Quitte à faire une deuxième tablée pour les familles nombreuses.
2) Une attention particulière doit être portée aux personnes âgées
3) En dehors du repas, si vous vous trouvez avec des convives qui ne se situent pas dans votre foyer de vie habituel (conjoint, enfant), il est fortement conseillé de porter le masque.
4) Ne pas partager les couverts
5) En plus de se laver les mains ou de les désinfecter au gel hydro alcoolique, il est conseillé, de privilégier les portions individuelles directement dans les assiettes plutôt que les plats communs en particulier lors des apéritifs.
6) Miser sur l’aération : Aérer les pièces fermées réduit le risque de transmission du coronavirus. Comme l’écrit le Docteur Bernhard Junge-Hülsing « Dans ce cas, on ne porte pas un T-shirt quand on est assis, mais un pull »

Les tests PCR et les tests antigéniques rapides sont également d’une aide précieuse. Pour le spécialiste des maladies infectieuses de l’université de Harvard, Paul Sax : « même si les tests ne sont pas fiables à 100%, un résultat négatif est préférable à pas de test du tout et nous devons dépister davantage, surtout les personnes qui vont se réunir prochainement ».

Idéalement il faut faire un test le plus près possible avant les réunions festives puis quelques jours après (le mieux étant 5 jours) et en particulier avant la reprise des activités professionnelles ou avant le retour en établissement (foyers de vie, accueil de jour…), afin de ne pas risquer d’être à l’origine de chaines de contaminations.

Cela concerne bien sûr les personnes asymptomatiques. Les personnes symptomatiques doivent elles, se faire tester le plus vite possible et rester confinées.

Malgré toutes ces contraintes je tiens à vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année.

Rédacteur : Docteur René Jacob-Vestling Directeur Médical
Le 26/11/2020

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