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Un article d’Hospimédia : Les députes Sébastien Jumel et Aurélien Pradié se sont retrouvés dans un IME de l’Unapei pour partager avec les familles et professionnels leur vision sur l’inclusion scolaire

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Le 20 octobre, à l’invitation de Luc Gateau, président de l’Unapei, les députés Sébastien Jumel (GDR, Seine-Maritime) et Aurélien Pradié (LR, Lot) ont visité l’institut médico-éducatif (IME) du Breuil (Yvelines) et participé à une table ronde avec des professionnels et des familles pour évoquer la question de l’accès à l’école pour les élèves en situation de handicap. L’occasion pour les deux députés, qui partagent pourtant peu d’opinions politiques, de rappeler que la question de l’inclusion scolaire dépasse les clivages politiciens et que, même si la politique d’inclusion scolaire du Gouvernement va plutôt dans le bon sens, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour qu’aucun enfant ne soit oublié à la porte de l’école.

Des avancées certaines mais…
"Il faudrait être aveugle pour ne pas reconnaître qu’il y a des avancées, concède à Hospimedia Sébastien Jumel, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’inclusion des élèves handicapés (lire notre article). D’ailleurs un certain nombre des propositions de notre rapport sont mises en œuvre : développement des unités localisées d’inclusion scolaire (Ulis), des unités d’enseignement autisme, une meilleure articulation avec le secteur médico-social... Mais force est de constater qu’il y a trop souvent un gap entre les principes fondamentaux affichés et la réalité vécue par les familles et les structures. Cette rencontre en a été une parfaite illustration. Il y a toujours de fortes inégalités territoriales et qui se creusent encore avec les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial) au fonctionnement très différent d’un secteur à l’autre. Après la publication de notre rapport, nous avons un devoir de suivi."

"L’inclusion scolaire reste encore un parcours du combattant. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une scolarisation qui se limite à quelques heures par semaine, ajoute Aurélien Pradié, vice-président de la commission d’enquête et également secrétaire général du mouvement LR. Ce sont des sujets sur lesquels nous travaillons tous les deux depuis de nombreuses années, j’ai moi-même fait une proposition de loi (lire notre article) et un tour de France en 2019 pour rencontrer les familles confrontées à ce problème."
Une inclusion qui ne doit oublier personne
Les deux députés refusent le dogmatisme d’une inclusion qui gommerait complètement les établissements. "Il y a de vraies compétences dans les établissements dont certains enfants ne pourront se passer, au risque de maltraitance. Il faut trouver un point d’équilibre. Oui, il faut encore ouvrir les établissements plus largement sur l’extérieur. Mais, de son côté, le milieu ordinaire a autant de chemin à parcourir pour mieux accueillir ces enfants différents. La vraie réforme ce sera quand on aura des équipes médico-sociales dans toutes les écoles ordinaires qui pourront être utiles aux enfants porteur du handicap, comme à ceux qui ont besoin d’une aide ponctuelle. D’autres pays européens l’ont fait, nous n’en sommes qu’aux balbutiements", estime Aurélien Pradié.

Un avis partagé par Luc Gateau : "Les équipes médicales d’appui à la scolarisation, les Pial renforcés commencent à peine à se mettre en place et les premières remontées sont extrêmement diverses en fonction des moyens, de la zone de couverture et de la confiance que nous accordent les professionnels de l’Éducation nationale. Les témoignages recueillis lors de notre compagne #Jaipasécole, les listes d’attente toujours aussi importantes à l’entrée de nos établissements, sont bien la preuve qu’il y a encore beaucoup trop d’enfants sans solution satisfaisante".

"L’inclusion n’est pas une science exacte, poursuit le président de l’Unapei. Nous sommes dans une période de transition qui demande de l’inventivité, de la flexibilité, et de l’investissement. Croire que nous pouvons réussir le virage inclusif à moyens constants est une illusion, nous le voyons tous les jours sur le terrain". "La vraie inclusion c’est une réponse adaptée à chacun, dans le lieu qui lui est le plus adapté et je ne renonce pas, personnellement, à penser qu’il serait temps d’écrire l’acte 2 de la loi de 2005," conclut Sébastien Jumel.
Emmanuelle Deleplace

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