Accueil > Actualités > Actualités DELOS APEI 78 > Le point épidémiologique du 08 février 2021 (...)

Le point épidémiologique du 08 février 2021 rédigé par le Dr René JACOB VESTLING, directeur médical de Délos

Contenu de la page : Le point épidémiologique du 08 février 2021 rédigé par le Dr René JACOB VESTLING, directeur médical de Délos

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le point épidémiologique du 08 février 2021 rédigé par le Dr René JACOB VESTLING, directeur médical de Délos.

En France

Les indicateurs épidémiologiques montrent que l’activité virale dans notre pays est toujours très intense. Ce sont environ 20 000 personnes qui sont contaminées chaque jour.

A ce jour 78 965 personnes sont décédées de la Covid 19, dont 171 à l’hôpital ces dernières 24 heures.

11 063 nouvelles hospitalisations ont eu lieu ces sept derniers jours, dont 1 767 en réanimation. Ces chiffres sont en constante augmentation.

Le taux de positivité des tests est de 6.5%.

Au niveau national il est constaté une Augmentation des admissions en services de réanimation (+6%)
Les régions les plus touchées sont : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile-de-France, Bourgogne-Franche- Comté et Grand-Est
En outre-mer il existe une forte augmentation des indicateurs à Mayotte.

La dernière enquête Flash indique une augmentation de la prévalence des variants émergents. Des mesures spécifiques sont appliquées pour les variants britanniques, sud-africains et brésiliens. Il est à noter que d’autres variants circulent en France.
C’est le cas par exemple dans un E.H.P.A.D. à Chauny dans l’Aisne où la quasi-totalité des résidents et de très nombreux membres du personnel sont touchés par un autre variant.

A ce jour près de deux millions de personnes ont été vaccinées en France par les vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna/Oxford ou AstraZeneca.
Dans son dernier rapport, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament n’a pas noté de signal mettant en doute la sécurité des vaccins contre la COVID-19.

En Ile de France

Le taux de positivité des tests réalisés est de 6.6%.

Il est noté +14 % de nouvelles hospitalisations dues à la Covid 19, +11 % de passages en soins critiques et +5 % nouveaux décès à l’hôpital.

Le taux d’incidence brut est de 227.9 pour 100 000 habitants.

A ce stade, l’Île-de France se situe au 3e rang des régions les plus touchées derrière la Bretagne et le Grand Est par les nouveaux variants. Ces résultats mettent en évidence une augmentation de la prévalence des variants émergents dans la région.

En Île-de-France, les personnes les plus gravement touchées par cette épidémie restent les personnes âgées de 45 à 74 ans ainsi que celles présentant des comorbidités.

Dans les établissements pour personnes handicapées, le nombre de signalements a augmenté en S04 par rapport à la S03. Cette tendance s’accompagne d’une augmentation du nombre de cas parmi les résidents et parmi le personnel.

Dans les Yvelines

L’ensemble des chiffres des Yvelines suit l’évolution nationale et régionale.

Le taux d’incidence brut dans les Yvelines est de 197.7 pour 100 000 habitants, il est en augmentation.

Le taux de positivité est de 6.5%.

Le RO est à 1.08, ce nombre correspond au taux de reproduction du virus, c’est-à-dire le nombre de personnes contaminées pour chaque malade).

Le taux d’occupation des lits de réanimation par des personnes Covid 19 positives est maintenant de 63.7%.

Pour ce qui concerne notre continent, la carte ci-dessous montre l’importance des gestes barrières. Il suffit de voir la situation du Finnmark en Norvège et de l’Islande par rapport à la Scanie et Le comté du Västra Götaland en Suède mais également la péninsule ibérique pour s’en convaincre.

Vaccination :

Avec l’arrivée du vaccin Astrazeneca l’ensemble des professionnels de santé sont maintenant éligibles à la vaccination et ce quel que soit leur âge ou leur état de santé.
Cela concerne tous les salariés de notre association. Ils peuvent prendre rendez-vous par l’intermédiaire du site : https://www.doctolib.fr/vaccination-covid-19/yvelines

Pour ce qui concerne nos résidents en foyers 365j/an, les vaccins devraient être disponibles très prochainement, si l’on se réfère aux derniers messages de l’Agence Régionale de Santé.
Nous avons d’ores et déjà anticipé l’organisation que cela impliquera. Bien sûr le libre choix quant à la vaccination sera respecté.

Le vaccin AstraZeneca est un vaccin à vecteur viral non répliquant. Ce type de vaccin est utilisé depuis de nombreuses années, c’est le cas par exemple du vaccin contre la poliomyélite.
Le schéma vaccinal avec COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA comprend 2 doses de 0,5 mL, à administrer entre 9 et 12 semaines d’intervalle selon la Haute Autorité de Santé.

Le vaccin COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA se conserve au réfrigérateur, entre 2 et 8 °C.
Il se présente en suspension injectable conditionnée en flacon de 10 doses (boîte de 10 flacons). Une fois la première dose prélevée, la durée de conservation est de 48 heures si le flacon est remis au réfrigérateur, ou 6 heures si le flacon est conservé à température ambiante (jusqu’à 30 °C).
Comme les autres vaccins actuellement disponibles (vaccins à ARNm), le vaccin COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA est administré par voie intramusculaire (IM), dans le muscle deltoïde.
Chez les patients sous anticoagulant ou présentant des troubles de la coagulation ou une thrombocytopénie, le vaccin AstraZeneca peut être administré par voie IM, avec prudence.

Chez les femmes enceintes, l’utilisation du vaccin contre la COVID-19 n’est pas recommandée, sauf en cas de situation particulière pour lesquelles le bénéfice vaccinal est supérieur aux risques
potentiels pour la mère et le fœtus. Il en est de même en cas d’allaitement.
Un délai de 14 jours au minimum doit être respecté entre l’administration du vaccin AstraZeneca et l’administration d’un autre vaccin (grippe, méningite, etc.) afin de ne pas diminuer la réponse immunitaire induite par la vaccination.

Nouvelle étude de l’institut Pasteur :

Une nouvelle étude de l’Institut Pasteur, dont le professeur Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, a révélé les grandes lignes, confirme que "la transmission du coronavirus se fait beaucoup en famille ou entre amis", notamment lors de repas, par exemple.
Ce travail confirme que lorsqu’on respecte les gestes barrières et le port du masque, le risque de transmission est plus faible.
Il suffit d’ailleurs de constater le drame que vit actuellement le Portugal pour s’en convaincre.

Rédacteur : Docteur René Jacob-Vestling le 08/02/2021

Références : Santé publique France, Point de situation SIDEP et European Centre for Disease Prevention and Control

En images